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SAINTE J. BAKHITA |
Quand madame Michieli retourna de l'Afrique pour reprendre avec elle la fille et Bakhita, celle-ci, avec une fermeté et un courage surprenants, montra sa volonté de rester avec les soeurs Canossiennes et de servir ce Dieu qui lui avait témoigné son amour de plusieurs façons.
| fille de Madeleine | La jeune africane qui avait atteint l'áge de la
majorité, jouissalt de la liberté de ses actions que la
loi italienne lui assurait. Bakhita resta au catéchuménat où s'éclaircit l'appel à devenir religieuse, à se donner entièrement au Seigneur dans l'Institut de S. Madeleine de Canossa.
Pendant plus de cinquanta ans cette humble fille de la Charité, vrai témoin de l'amour de Dieu, accomplit dans la maison de Schio différentes fonctions: eri effet elle fut- cuisinière, lingère, brodeuse, portière. Lorsqu'elle se dévoua à ce dernier service, ses mains se posaient doucement sur les tétes des petits enfants, qui chaque jour fréquentaient les éeoles de l'Institut et elle les caressait. Sa voix aimable, qui avait l'inflection des chants de son pays, était agréable aux petits, apaisante aux soffrants, encourageante à tous ceux qui frappaient à la porte de l'Institut. Son humilité, sa simplicité et son sourire constant lui gagnèrent le cceur de tous les habitants de Schio. Elle jouissait de la considération de ses consecurs pour sa douceur inaltérable, pour sa bonté esquise et pour son profond désir de faire connaitre le Seigneur. La viellesse arriva et une longue et douloureuse maladie arriva aussi, mais M. Bakhita continua à offrir un témoignage de foi, de bonté et d'espoir chrétien. A ceux qui la visitaient et lui démandaient comment elle se portait, eri souriant elle répondait: «Comme le Maitre veut». |